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Qu'est-ce qu'un projet entrepreneurial?

Pour en savoir plus, consultez l'onglet Entrepreneuriat étudiant

Fondation Desjardins AMEQ en ligne

 

 

Enseignantes, direction d’école et élèves témoignent des effets positifs des projets entrepreneuriaux en milieu scolaire et présentent fièrement leurs réalisations.

« Les retombées sont vraiment diverses que ce soit au niveau des matières scolaires, mais aussi au niveau de l’engagement et la motivation des jeunes à continuer d’aller à l’école. »

 

DÉFINITION DU PROJET ENTREPRENEURIAL

Le projet entrepreneurial a pour but créer un produit, un service ou un événement dans le but de répondre à un besoin ou à une demande du milieu, de trouver une solution à une problématique ou d’améliorer une situation pour un public cible qui s’étend plus loin que les participants au projet eux-mêmes (ex. : un établissement scolaire, la communauté, la famille, un groupe en particulier, etc.)

Le projet entrepreneurial permet aux élèves ou aux étudiants de développer différentes valeurs et qualités entrepreneuriales comme la confiance en soi, la persévérance, l’initiative, la créativité, le sens des responsabilités, l’autonomie et l’esprit d’équipe.

Le projet entrepreneurial amène les élèves ou les étudiants à être au cœur de l’action en participant activement à la prise de décisions et à la réalisation des tâches à chacune des étapes de la démarche.


Tout au long de la démarche, l’intervenant scolaire responsable du projet agit quant à lui à titre de conseiller, soutenant et guidant les élèves ou les étudiants dans l’élaboration du projet tout en leur laissant prendre les initiatives.

Un projet entrepreneurial doit comporter un certain niveau de difficulté, et ce, selon la capacité des élèves ou des étudiants. Le rôle de l’intervenant responsable du projet (l’enseignant par exemple) est de les laisser penser, planifier et réaliser le projet. Par contre, la nature et la teneur de ses interventions peuvent varier en fonction des tâches à accomplir et des capacités des élèves ou étudiants impliqués.
 

Exemples de projets entrepreneuriaux

Fabrication d’un produit

Mise en place d’un service

Organisation d’un événement

  • Un livre d’histoire audio
  • Des sucettes en chocolat
  • Un recueil de nouvelles littéraires
  • Des jeux de table
  • Des meubles de rangement
  • Des vêtements faits de matière recyclée
  • Un café étudiant
  • De l’entraide pédagogique entre pairs
  • De la réparation de vélos
  • Un jardin communautaire
  • De l’aide juridique à prix modique
  • Des cours de cuisine
  • Un salon du livre
  • Une campagne de sensibilisation
  • Une pièce de théâtre
  • Un congrès
  • Une soirée bénéfice
  • Une compétition sportive


Les projets que vous réalisez en classe ou à l’école sont peut-être entrepreneuriaux ou tout près de le devenir…

Dans le but de sensibiliser les enseignants et intervenants scolaires à cette réalité, OSEntreprendre a produit le document De projet pédagogique à projet entrepreneurial, qui présente un même projet vécu en classe de français, d'une part comme projet pédagogique et d'autre part comme projet entrepreneurial. On y met en lumière les différences en ce qui a trait à l'objectif du projet et au rôle que les élèves et l'intervenant scolaire y jouent.

 

MYTHES ET RÉALITÉ SUR L’ENTREPRENEURIAT ÉTUDIANT

Différents mythes persistent toujours concernant l’entrepreneuriat étudiant, alors que la vérité pourrait convaincre bien des intervenants scolaires d'adopter l’approche entrepreneuriale et bien des étudiants, de réaliser des projets… Voici donc les onze mythes qui semblent les plus répandus, puis l’opinion du Défi OSEntreprendre à leur sujet (réalité)! 

Pour consulter le document en format PDF (imprimable), cliquez ici.

 

  1. L’entrepreneuriat  en milieu scolaire sert uniquement à former de futurs entrepreneurs.

Réalité :
Au stade scolaire, l’entrepreneuriat ne vise pas ultimement à « créer » de futurs entrepreneurs et à apprendre à des jeunes comment démarrer une entreprise, même si certains pourraient décider de poursuivre dans cette voie. Il vise plutôt à développer chez les élèves des valeurs et caractéristiques entrepreneuriales telles l’autonomie, la créativité, le sens des responsabilités, le leadership, la solidarité, la ténacité, la persévérance et l’esprit d’équipe, et ce, par l’entremise de projets qu’ils mènent eux-mêmes et qui les mettent au centre de leurs apprentissages, des projets qui leur tiennent à cœur, entre autres parce qu’ils répondent à des besoins réels.

 

  1. L’entrepreneuriat en milieu scolaire, c’est le fait de créer une mini-entreprise dans un établissement d’enseignement.

Réalité :
L’entrepreneuriat en milieu scolaire peut consister en la création d’une mini-entreprise dans l’école. Par contre, le concept de l’entrepreneuriat est beaucoup plus large; il s’agit de produire de la nouveauté, d’innover, de mener des actions en vue de créer un bien, un service, un événement qui a une valeur dans le milieu parce qu’il répond à un besoin.

 

  1. Les projets entrepreneuriaux en milieu scolaire se font uniquement dans le cadre de cours dédiés à l’entrepreneuriat (Sensibilisation à l’entrepreneuriat ou Projet intégrateur) ou d’activités parascolaires.

Réalité :
Les projets entrepreneuriaux peuvent également être menés dans le cadre d’un cours disciplinaire, et ce, dans toutes les matières. L’entrepreneuriat, en fait, est avant tout une approche pédagogique. Le principal, pour l’intervenant qui décide de l’adopter, est de mettre les élèves en action, de les positionner au cœur des décisions liées au projet et de la réalisation de ses différentes étapes, mais surtout de se positionner lui-même comme un conseiller, un guide pour eux.

Pour faire le lien avec le mythe précédent, il est possible, en classe régulière, d’innover, de créer un bien, un service ou un événement qui répond à un besoin, par exemple en laissant les rênes à des élèves du secondaire, en classe de français (avec ou sans interdisciplinarité), pour écrire, produire, publiciser et vendre une trousse de livres d’histoires avec CD, dans le but de réconforter des enfants hébergés dans des centres jeunesse (exemple inspiré d’un projet lauréat 2013).

 

  1. Le but premier de l’entrepreneuriat est de générer des profits monétaires avec un projet scolaire

Réalité :
Bien que l’exemple précédent implique des profits monétaires, il importe de mentionner qu’il n’est en rien obligatoire que la classe en génère avec le projet. Dans l’esprit des gens, « entrepreneuriat » rime souvent avec « argent »; en milieu scolaire, le but n’est pas d’être rentable au point de vue financier, mais bien au point de vue « social », même si l’un n’empêche pas l’autre dans plusieurs cas.

 

  1. Réaliser des projets entrepreneuriaux en milieu scolaire requiert un budget relativement élevé.

Réalité :
Bien qu’un support financier aide souvent à concrétiser les idées, la bonne marche d’un projet ne repose pas nécessairement sur le budget y étant alloué. Plusieurs projets peuvent être menés avec les moyens de l’école et la contribution volontaire de certains alliés qu’il est possible de solliciter (ex. : parents, communauté au sens large, etc.). Nous pensons, entre autres, à un projet mené par des élèves de 1re année (Commission scolaire des Premières-Seigneuries) inscrits lors d'une édition précédente du Défi, jusqu'à tout récemment connu sous le nom de Concours québécois en entrepreneuriat. Les élèves détenaient leur propre site Internet pour présenter leur produit (purée de courge), qui a eu un impact positif dans la communauté en répondant à un besoin réel, celui de bien nourrir des bébés issus de familles défavorisées. Le projet a surtout nécessité l’utilisation bien pensée du jardin de l’école et la participation active et volontaire de plusieurs intervenants scolaires, de gens de la communauté et, bien sûr, des élèves.

 

  1. Réaliser des projets entrepreneuriaux en classe demande beaucoup plus de temps qu’utiliser une approche pédagogique plus traditionnelle

Réalité :
Le temps investi dépendra certainement de l’envergure du projet et de l’expérience de l’enseignant qui utilise l’approche entrepreneuriale. En effet, si le projet s’étend sur une période de deux cycles et que l’aboutissant n’est pas trop complexe, l’organisation, la planification du projet ne seront pas les mêmes qu’un projet qui s’échelonne sur toute l’année. On conseille donc à un enseignant novice en entrepreneuriat de commencer par de petits projets pour prendre le temps de s’approprier l’approche, et de consacrer un peu plus de temps à l’étape de planification. Cela dit, une fois le projet enclenché, la majeure partie du travail doit être faite par les élèves, ce qui a l’avantage de libérer l’enseignant de certains aspects de son travail habituel. Avec une approche plus traditionnelle, par projet ou non, l’enseignant se positionne comme le maître d’œuvre de la classe, ce qui lui occasionne nécessairement plus de travail en matière de construction des savoirs chez les élèves et de démarches pour le bon fonctionnement du projet.

 

  1. Les projets entrepreneuriaux sont des projets de grande envergure, qui durent longtemps et qui ont un impact large.

Réalité :
Comme mentionné, un projet entrepreneurial peut être de petite, de moyenne ou de grande envergure. Aucune règle ne régit cet aspect. De plus, bien qu’il doive répondre à un besoin réel, il ne doit pas nécessairement avoir pour but de révolutionner l’école ou la communauté à laquelle l’école appartient. L’important, c’est que le projet ait un impact, qu’il ajoute une plus value au milieu et, répétons-le, qu’il soit en majeure partie pris en charge par les élèves.

 

  1. L’approche entrepreneuriale se combine mal avec l’enseignement magistral.

Réalité :
Il n’est en rien impossible de combiner des approches pédagogiques. Adopter l’approche entrepreneuriale, ce n’est pas nécessairement mettre de côté l’enseignement magistral, par exemple. Toutes les façons de mener un projet sont bonnes : une période par cycle ou par semaine toute l’année, deux semaines consécutives, une étape complète, trois jours sur cinq en entrepreneuriat, les autres en « transmission de connaissances », etc. Sans compter que les façons de travailler sur le projet peuvent différer d’un intervenant à l’autre. L’important, c’est de ne pas perdre de vue la nature même d’un projet entrepreneurial et ses visées.

 

  1. Il est difficile de développer et d’évaluer les connaissances et compétences disciplinaires avec des projets entrepreneuriaux.

Réalité :
Au contraire, un projet entrepreneurial peut être un bon moyen de développer les compétences disciplinaires, un bon cadre, un bon « contenant » pour votre contenu disciplinaire… En effet, 88 % des 563 enseignants et intervenants inscrits au Défi pour l’année 2012-2013 ayant répondu à notre sondage affirment que la réalisation de projets entrepreneuriaux leur permet d’intégrer leur contenu disciplinaire. Par exemple, un cahier de textes choisis par des élèves et liés au sujet du projet peut devenir un bel outil pour développer la compétence à lire et apprécier des textes variés en français, puis pour l’évaluer au moyen d’un questionnaire ou d’un autre instrument. En fait, un projet entrepreneurial peut être un excellent moyen de favoriser et d’observer le développement des compétences du PFÉQ sur une période relativement longue.

 

  1. Même si l’entrepreneuriat génère des retombées positives chez les jeunes, il est très complexe à mettre en place, donc peu d’enseignants utilisent cette approche présentée de façon utopique.

Réalité :
Chaque année, des milliers d’enseignants et d’intervenants mènent des projets entrepreneuriaux avec les jeunes. Chaque année, c'est plus de  2 200 projets qui sont soumis au volet étudiant du Défi OSEntreprendre. C’est dire que bien qu’il soit encore sous-représenté dans les écoles du Québec selon nous, l’entrepreneuriat est une approche véritablement adoptée et préférée des autres approches par plusieurs enseignants et intervenants qui croient en ses vertus.

 

  1. Opter pour l’approche entrepreneuriale demande une véritable révolution des pratiques d’enseignement.

Réalité :
Les projets que vous réalisez en classe ou à l’école sont peut-être entrepreneuriaux ou tout près de le devenir... Il est donc certainement possible de partir de ce que qui se fait déjà! Par contre, on ne peut adopter l’approche entrepreneuriale sans avoir préalablement réfléchi à sa conception de l’enseignement-apprentissage. Pour l’adopter, il faut croire aux bienfaits de l’entrepreneuriat, croire au fait que les jeunes peuvent apprendre différemment et être au cœur des décisions, au cœur d’un projet qui a de la valeur à leurs yeux puisqu’il émane de leurs intérêts, tout en répondant à un besoin réel. Ainsi, un projet pédagogique peut devenir entrepreneurial, mais pas sans une réorganisation quant à l’objectif du projet et au rôle des élèves et de l’enseignant ou de l’intervenant.

 

 

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