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  • Christelle Latrasse

    Microbrasserie le Naufrageur

    Parcours au Défi OSEntreprendre
    • Lauréat régional Réussite inc., 2016

    • Lauréat local, 2008

    • Bioalimentaire
    • Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

    L’opportunité: embouteiller manuellement ses bières!

    200 000 litres

    Production annuelle de la Microbrasserie le Naufrageur. C’est l’équivalent d’une trentaine d’avions-citernes!

    Lorsque Christelle Latrasse affirme qu’elle aime la transformation à partir de levures, d’eau et de céréales, ce n’est pas une parole en l’air. Détentrice d’une maîtrise en sciences et technologies des aliments, la Gaspésienne d’adoption – elle est née en France – a travaillé plusieurs années pour la boulangerie carletonnaise La Mie Véritable, fondée par Louis-Franck et Sébastien Valade.

    C’est en 2008 qu’elle met sur pied la Microbrasserie le Naufrageur avec Philippe Gauthier, Sébastien Hébert et les deux frères Valade. «À l’origine, en 1997, la logique aurait voulu que ce soit une microbrasserie qui voit le jour. Or, l’équipement de boulangerie était moins coûteux, ce qui explique pourquoi le pain a pris le dessus sur la bière», souligne-t-elle.

    Le Naufrageur connaît un succès retentissant dès ses débuts, lors de la saison estivale 2008. Puis, l’automne s’est installé, chassant les touristes, principale source d’affaires. «Nous avons dû rapidement figurer un plan B sinon, nous aurions mangé nos bas!», raconte Christelle.

    La petite équipe décide alors de se lancer dans l’embouteillage de cruchons afin d’exporter leur production à l’extérieur des frontières de Carleton-sur-Mer. «Nous avons fait la mise en bouteille à la mitaine pendant deux ans. On a perdu le compte de nos tendinites et de nos ampoules!», se souvient-elle. Ils se procurent une embouteilleuse automatique à la faveur d’un agrandissement en 2010.

    Cette stratégie sera la bonne. Encore aujourd’hui, la Microbrasserie le Naufrageur compte sur la vente de ses bières aux quatre coins du Québec pour prospérer entre septembre et mai – environ 75% de sa production annuelle s’écoule d’ailleurs ainsi. «Un entrepreneur ne doit jamais s’asseoir sur ses lauriers: il doit toujours être en mode solution et innovation! Derrière chaque embûche se cache une opportunité d’affaires», estime Christelle.

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